Votre enfant écrit lentement, ne finit pas ses exercices ou met un temps fou à copier une phrase ? Faut-il s’inquiéter ? Pas forcément. Certaines lenteurs sont normales, d’autres révèlent un vrai trouble de l’écriture. Voici comment faire la différence.
Dans de nombreux cas, la lenteur n’est qu’une étape naturelle du développement du geste graphique.
👉 Les enfants de 6 à 8 ans, en plein apprentissage, prennent le temps de former chaque lettre.
👉 Certains profils « perfectionnistes » écrivent lentement pour être sûrs de ne pas se tromper.
👉 Une nouvelle consigne, une fatigue passagère ou un stress peuvent aussi ralentir temporairement le rythme.
📍Dans ces cas-là, le geste est lent, mais régulier, lisible et non douloureux : il n’y a donc pas de raison de s’inquiéter.
La lenteur devient préoccupante lorsqu’elle s’accompagne de :
👉 Dans ce cas, il ne s’agit plus d’une simple lenteur, mais peut-être d’un trouble du geste d’écriture (anciennement appelé « signes de dysgraphie »).
Un trouble du geste graphique peut être lié à :
Ce n’est donc pas un « manque de volonté », mais un déséquilibre entre les capacités motrices, perceptives et émotionnelles de l’enfant.
Le graphothérapeute est le professionnel formé pour distinguer la lenteur d’un véritable trouble.
Grâce à un bilan d’écriture complet, il évalue :
Puis, il met en place une rééducation personnalisée, afin de retrouver aisance, confort et plaisir d’écrire.
➡️ Une écriture lente ne signifie pas toujours un trouble.
Mais si la lenteur s’accompagne de douleurs, de crispation ou de souffrance, il est utile de consulter un graphothérapeute.
Mieux vaut prévenir que décourager : un accompagnement précoce peut tout changer.
Au Geste – Graphoformations, nous formons les futurs graphothérapeutes à observer, analyser et comprendre chaque geste, pour offrir à chaque enfant un accompagnement juste et bienveillant.