Lettre mal formée, mauvaise posture, tenue de crayon approximative… Face à cela, certains adultes insistent : « Tiens ton crayon comme il faut ! » ou « Recommence, c’est mal écrit ! » Mais est-ce vraiment efficace ? Découvrez pourquoi forcer un enfant à écrire « correctement » peut parfois faire plus de mal que de bien.
L’apprentissage de l’écriture est un processus complexe qui ne suit pas toujours une ligne droite. Chaque enfant avance à son rythme, avec ses forces et ses fragilités.
Et pourtant, il est tentant — pour un parent ou un enseignant bienveillant — de vouloir « corriger » l’écriture d’un enfant qui tient mal son crayon, forme mal ses lettres ou écrit trop lentement.
Mais faut-il pour autant le forcer à écrire "correctement" ? La réponse mérite d’être nuancée.
Ce que « forcer » peut provoquerQuand on insiste trop, voire qu’on oblige un enfant à corriger son écriture sans l’accompagner dans le geste, cela peut entraîner :
Résultat : au lieu de progresser, l’enfant s’enferme dans ses difficultés.
Écrire « correctement », qu’est-ce que cela veut dire ?L’écriture parfaite n’existe pas. Ce qui compte, c’est que l’écriture soit :
L’objectif n’est pas d’avoir une écriture esthétique ou académique à tout prix, mais une écriture fonctionnelle et adaptée.
Que faire à la place de forcer ?Voici quelques pistes pour accompagner plutôt que contraindre :
Observer calmement le geste d’écriture
Comment tient-il son crayon ? Quelle est sa posture ? Est-il tendu ou à l’aise ?
Valoriser les efforts plutôt que le résultat
« Tu as bien formé cette lettre », « Tu t’es appliqué », « On voit tes progrès »
Proposer des jeux autour de l’écriture
Labyrinthes, lettres à repasser, coloriages fins, écriture sur sable ou ardoise
Faire appel à un(e) graphothérapeute
Si les difficultés sont durables ou génèrent de la souffrance, un accompagnement professionnel peut soulager et aider à retrouver le plaisir d’écrire.
En résuméForcer un enfant à écrire "correctement" peut freiner ses progrès. Mieux vaut l’écouter, l’encourager, et comprendre ce qui bloque.
Avec de la bienveillance, des outils adaptés et parfois un accompagnement spécialisé, l’enfant pourra avancer à son rythme, avec confiance et autonomie.