Refus d’écrire, pleurs devant les devoirs, manque de confiance… Pour certains enfants, l’écriture est une véritable épreuve. Et si derrière cette difficulté se cachaient des causes profondes, motrices ou émotionnelles ? Le Geste – Graphoformations décrypte les origines souvent invisibles du rejet de l’écriture.
Chez beaucoup d’enfants, l’écriture est perçue comme une compétence scolaire banale. Mais pour d’autres, c’est un calvaire quotidien. Ils ralentissent, résistent, s’énervent, voire pleurent au moment d’écrire. Ce rejet n’est ni une paresse, ni un simple « caprice ». Il est souvent le signal d’une souffrance réelle, ancrée dans le corps ou les émotions.
L’acte d’écrire repose sur une coordination fine entre plusieurs fonctions motrices :
Quand une ou plusieurs de ces fonctions sont fragiles ou mal développées, l’enfant se fatigue très vite, a mal à la main, perd le fil de sa pensée ou écrit de façon désorganisée. Résultat : il associe l’écriture à un échec constant.
L’écriture ne mobilise pas que le corps : elle touche aussi à l’image de soi, à la peur du jugement, à la mémoire émotionnelle.
Voici quelques facteurs émotionnels fréquents :
Dans ces cas, le refus d’écrire devient un mécanisme de défense. L’enfant préfère éviter que de risquer l’échec.
Bien souvent, les causes sont mixtes : un trouble développement crée des échecs répétés, qui nourrissent une souffrance émotionnelle… qui aggrave à son tour les difficultés d’écriture. Un véritable cercle vicieux peut alors s’installer.
La première étape, c’est d’accueillir ses difficultés sans les minimiser. L’enfant ne « fait pas exprès » : il vit une véritable détresse.
Ensuite, un bilan d’écriture auprès d’un(e) graphothérapeute permettra :
Au Geste, nous formons des professionnels capables de repérer ces difficultés et de proposer un accompagnement bienveillant, à la croisée du corps, de l’émotion et du geste.