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Pourquoi certains enfants détestent écrire ? Causes psychomotrices et émotionnelles

Date :
09 Juin 2025
Rédactrice :
Nathalie SCHWARZ
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Refus d’écrire, pleurs devant les devoirs, manque de confiance… Pour certains enfants, l’écriture est une véritable épreuve. Et si derrière cette difficulté se cachaient des causes profondes, motrices ou émotionnelles ? Le Geste – Graphoformations décrypte les origines souvent invisibles du rejet de l’écriture.

Chez beaucoup d’enfants, l’écriture est perçue comme une compétence scolaire banale. Mais pour d’autres, c’est un calvaire quotidien. Ils ralentissent, résistent, s’énervent, voire pleurent au moment d’écrire. Ce rejet n’est ni une paresse, ni un simple « caprice ». Il est souvent le signal d’une souffrance réelle, ancrée dans le corps ou les émotions.

🧠 Des causes psychomotrices : un corps qui ne suit pas

L’acte d’écrire repose sur une coordination fine entre plusieurs fonctions motrices :

  • La mobilité digitale, qui permet de bouger les doigts avec précision
  • Le tonus musculaire, qui soutient la posture et la pression exercée sur le stylo
  • La coordination œil-main, essentielle pour guider le geste sur la feuille
  • La latéralisation, c’est-à-dire la dominance d’un côté du corps, qui influence la stabilité du geste

Quand une ou plusieurs de ces fonctions sont fragiles ou mal développées, l’enfant se fatigue très vite, a mal à la main, perd le fil de sa pensée ou écrit de façon désorganisée. Résultat : il associe l’écriture à un échec constant.

💬 Des blocages émotionnels : écrire peut faire peur

L’écriture ne mobilise pas que le corps : elle touche aussi à l’image de soi, à la peur du jugement, à la mémoire émotionnelle.

Voici quelques facteurs émotionnels fréquents :

  • Anxiété de performance : l’enfant veut bien faire, mais se sent incapable de répondre aux attentes
  • Manque de confiance en soi : il doute, se compare, se juge trop sévèrement
  • Souvenirs d’échecs scolaires : une mauvaise note, une remarque humiliante… et l’écriture devient une menace
  • Trop de pression familiale ou scolaire : vouloir trop bien faire peut bloquer le geste

Dans ces cas, le refus d’écrire devient un mécanisme de défense. L’enfant préfère éviter que de risquer l’échec.

⚖️ Un mélange fréquent des deux dimensions

Bien souvent, les causes sont mixtes : un trouble développement crée des échecs répétés, qui nourrissent une souffrance émotionnelle… qui aggrave à son tour les difficultés d’écriture. Un véritable cercle vicieux peut alors s’installer.

🧭 Comment aider un enfant qui déteste écrire ?

La première étape, c’est d’accueillir ses difficultés sans les minimiser. L’enfant ne « fait pas exprès » : il vit une véritable détresse.

Ensuite, un bilan d’écriture auprès d’un(e) graphothérapeute permettra :

  • d’identifier les causes motrices et/ou émotionnelles du blocage
  • de mettre en place une rééducation adaptée et progressive
  • de restaurer le plaisir et la confiance dans l’acte d’écrire

Au Geste, nous formons des professionnels capables de repérer ces difficultés et de proposer un accompagnement bienveillant, à la croisée du corps, de l’émotion et du geste.

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